LES PROBL?MES PSYCHOLOGIQUES
ET SOCIAUX DE L'ENFANCE
ET DE L'ADOLESCENCE
Comment prévenir au mieux les troubles de l’intelligence de l’enfant afin qu’il ne soit pas d’emblée privé de possibilités d’adaptation et d’acquisition ?
Qu’est-ce que l’intelligence à la lumière de nos connaissances actuelles ?
Influence de l’hérédité, de l’environnement, des structures psychiques.
Le concept de déficience : aspects neurologiques, aspects psychopathologiques et thérapeutiques.
Comment et dans quelles conditions apparaît l’intelligence chez l’enfant ?
Des conditions de vie précaires aux carences affectives : les entraves au développement des capacités d’intelligence de l’enfant.
Réflexion théorico-clinique au carrefour du social, de l’éducatif et du psychologique.
L’animation et la continuité de ce stage sont assurées par Christine Ascoli-Bouin, psychologue clinicienne, avec la participation de plusieurs intervenants spécialisés.
Rosella SANDRI, psychanalyste, formatrice, Docteur en psychologie, dirige et anime ce cycle.
La formation à l’observation d’un bébé dans sa famille a été introduite en Angleterre par E. Bick, psychanalyste d’origine polonaise, en 1948.
Au début, cette méthode avait été envisagée comme formation pour les psychothérapeutes d’enfant et les psychanalystes, mais ensuite, il est apparu que beaucoup de professionnels de la petite enfance pouvaient également en bénéficier.
À travers une observation régulière d’environ une heure par semaine, l’observateur assiste au développement psychique et affectif d’un bébé au sein de la famille.
Une attention particulière est donnée à tous les détails concernant le langage gestuel et les expressions corporelles, à travers lesquels le bébé communique à son entourage ses états émotionnels. À la différence d’autres types d’observation, une attention particulière est également portée aux émotions ressenties par l’observateur, en tant que moyen pour comprendre les vécus primitifs du bébé et ceux de ses parents.
L’observateur est ainsi amené à vivre des situations émotionnelles intenses, tout en apprenant à les comprendre, grâce à son élaboration et à la réflexion à l’intérieur du groupe avec le formateur et les autres observateurs. Cette méthode se révèle donc particulièrement féconde pour étudier les communications émotionnelles et, d’une façon plus générale, toute communication corporelle.
Elle représente un excellent apprentissage pour les professionnels qui sont confrontés à la petite enfance et à la psychopathologie de l’enfant, y compris les troubles de type autistique.
Les professionnels ne travaillant pas directement avec des enfants bénéficient également de cette formation puisqu’elle ouvre leur sensibilité aux aspects non-verbaux de la communication et éveille leur attention à la “partie-bébé” du patient adulte. L’observation, faite par les participants, sera élaborée à l’intérieur du groupe de travail, où chacun pourra contribuer, avec sa réflexion et son travail personnel, au développement d’une “fonction observante” dans le groupe.
Blaise PIERREHUMBERT et Ayala BORGHINI, psychologues, dirigent et animent ce stage à partir de leurs recherches, réflexions théoriques et cliniques.
L’accès à la parentalité constitue une transition fragile qui peut être mise en cause par la présence de facteurs adverses, tels que des risques périnataux (grande prématurité, présence de malformations congénitales, par exemple).
Au cours de la formation, les avancées scientifiques seront commentées ainsi que des exemples cliniques sur les difficultés de la création du lien dans des situations particulièrement stressantes pour l’entourage.
Les recherches cliniques menées par l’équipe de pédopsychiatrie de Lausanne seront présentées. La présence de risques périnataux peut entraîner des réactions de stress chez les parents : celles-ci sont susceptibles d’altérer la qualité de l’attachement à l’enfant (au niveau des représentations ainsi qu’à celui des interactions observables avec l’enfant). La qualité des interactions elle-même peut alors affecter le bien-être et le développement harmonieux de l’enfant. Ces travaux mettent en évidence le rôle médiateur des réactions psychologiques des parents face à la naissance à risque.
Ce qui suggère qu'il n’y a pas de causalité simple entre risques périnataux et problèmes ultérieurs. Une porte reste donc ouverte vers des interventions possibles au niveau des parents ou de l’interaction parent-enfant, en vue de réduire les menaces que fait peser la naissance à risque sur le développement. Des études basées sur l’intervention précoce seront présentées.
Ce séminaire proposera ainsi une réflexion sur la clinique de la naissance à risque en conjuguant les apports des chercheurs et des cliniciens de la périnatalité. Les outils utilisés par la recherche et la clinique seront présentés et commentés. L’échange avec les participants sera souhaité.
La délivrance de l’agrément, si elle marque une étape fondamentale dans la vie des candidats, ne se suffit pas à elle-même.
Dans l’attente qui commence, les futurs parents vont se trouver confrontés à la réalité de l’adoption, ses difficultés, dues, notamment, aux délais, qu’il s’agisse d’une adoption internationale ou d’une adoption de pupille de l’État, et aux exigences posées par les pays d’origine.
Comment soutenir leur réflexion pendant ce temps d’attente ? Comment poursuivre l’élaboration de leur projet ? Comment éviter ce qui pourrait s’entendre comme un passage à l’acte, à savoir partir chercher un enfant dans des conditions peu fiables ?
Quand le désir d’enfant devient “impératif”, et inhibe la pensée, que deviennent les représentations de l’enfant attendu ?
Nous nous proposons de réfléchir ensemble à ce qui est en jeu pour les futurs parents dans cette période de transition et aux moyens que les professionnels peuvent mettre en place pour les aider.
Stage conçu et dirigé par Fanny COHEN-HERLEM, médecin Directeur, avec la participation de plusieurs intervenants spécialisés.
La place respective des intervenants, quelles prises de risque pour tous les protagonistes : enfant, parents, professionnels ?
La séparation d’un enfant de ses parents inaugure toujours un processus dont les conséquences sont durables pour lui et sa famille. L’impact sur les intervenants de cette séparation fait aussi partie de ce processus.
C’est pourquoi les attitudes et contre-attitudes des professionnels doivent être comprises et contribuer à une meilleure prise en charge des familles, souvent en grande souffrance psychique (maladie mentale, mauvais traitements graves à enfant, problématique de la violence des enfants).
Appartenance et identité.
Concepts théoriques. Clinique de la séparation.
La place des parents et des autres adultes dans la construction du sujet.
Les enfants accueillis : difficile continuité et harmonie entre les institutions responsables de leur accompagnement (pouponnière, placement familial, internat, institution…).
Ce stage permet aux participants d’élaborer les expériences apportées et discutées en groupe entre les deux temps et sur leur lieu de travail.
Stage animé par Janine OXLEY, psychologue, ancienne directrice du placement familial thérapeutique le Relais-Alésia, Paris, avec la participation de onze intervenants spécialisés.
Les troubles de l’alimentation, aujourd’hui souvent reconnus comme symptomatiques de notre époque, sont l’expression d’un mal-être psychique et varient tant dans la forme des troubles que selon les individus.
Que ce soit dans l’excès ou dans la restriction (voire l’absence totale) alimentaire, ils ont en commun une “prise en otage” du corps et sont tous liés à l’histoire de chacun, à sa propre relation au nourrissage.
Ce qui est en jeu est bien la capacité de se développer avec et contre l’autre au sein d’un processus d’autonomisation psychique. Le nourrissage est le premier support des relations précoces, il est, bien entendu, porteur de toutes les possibilités de transmissions et d’échanges mère-enfant, mais aussi le vecteur privilégié d’un ensemble d’éléments culturels et familiaux.
La sphère orale est le lieu privilégié d’une expression du lien à l’autre, dans son développement, ses résistances, ses souffrances…
Au-delà des concepts d’incorporation et d’introjection, comment penser ce qui est vécu dans le corps à travers les dimensions de séparations, de liens affectifs et de désirs ?
Ce stage se propose d’aborder l’aspect clinique et psychopathologique des comportements alimentaires liés aux souffrances psychiques du développement individuel et en lien avec un contexte familial et culturel (troubles alimentaires spécifiques, place du corps : anorexie mentale, obésité infantile…).
Stage animé par Emmanuelle SUCHAUD, psychologue clinicienne, avec l’intervention de plusieurs intervenants spécialisés.